L’urbanisme et l’architecture ont toujours parlé de pouvoir et de politique. Leurs formes actuelles, la multiplication des aires de misère, des camps, des sous-produits de l’urbanisation sauvage sous l’entrelacs brillant des autoroutes, des lieux de consommation, des tours et des quartiers d’affaires, des singularités et des images nées de la mise en spectacle du monde, montrent assez la cynique franchise de l’histoire humaine. Ce sont bien nos sociétés que nous avons sous les yeux, sans masques, sans fards. Et qui voudrait savoir ce que l’avenir nous réserve ne devrait pas perdre de vue les terrains à bâtir et les terrains vagues.